Bonjour, c’est Mathieu. Aujourd’hui, on continue notre saga sur le nodemcu. On va se faire un petit capteur de particules en suspension que l’on appelle PM2.5. En cadeau, vous aurez aussi les PM1.0 et les PM 10.

Le Nodemcu, vous connaissez ? Vous avez tous révisé j’espère ? Sinon, retour direct au premier article de présentation, ou au second sur l’utilisation de la téléinformation

Théorie : C’est quoi un capteur de particules PM 2.5 ?

Ce sont les particules en suspension dans l’air. Les particules en suspension sont toutes les particules (solides ou en aérosols) portées par l’eau ou par l’air, quantifiables par filtration ou par d’autres procédés physiques. Elles sont – dans leur ensemble – désormais classées cancérigènes pour l’homme par le Centre international de recherche sur le cancer.

Les PM (pour matières particulaires d’après l’expression Particulate Matter(en)) désignent les particules en suspension dans l’atmosphère terrestre.

Un taux élevé de particules fines et ultrafines dans l’air est facteur de risque sanitaires (maladies cardio-vasculaires, altération des fonctions pulmonaires, cancer du poumon). Il a un effet direct sur la diminution de l’espérance de vie. La mise en œuvre de politiques environnementales a permis de réduire l’émission et la concentration de certaines particules. En France, après avoir atteint un pic en 1991, elle a diminué régulièrement de 4 % par an : la moyenne annuelle des émissions de particules fines PM2,5 en France, de 469 kilotonnes en 1991, s’est réduite progressivement à 174 kilotonnes en 2015.

Selon la taille des particules (diamètre aérodynamique ou « diamètre aéraulique »), on distingue en métrologie les « PM10 », les « PM2,5 » ou les « PM1 » selon la taille des particules en micromètre ou microns.

  • PM10 particules en suspension dans l’air, d’un diamètre aérodynamique (ou diamètre aéraulique) inférieur à 10 micromètres. Les particules plus fines peuvent être référencées.
  • PM2,5 dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres, appelées « particules fines »
  • PM1,0 dont le diamètre est inférieur à 1,0 micromètre, appelées « particules très fines »

Allez c’est fini pour la théorie… Pour résumer, les PM, c’est mal !!! Donc ce serait bien de pouvoir les tester chez nous.

Le hardware de notre capteur de particules :

Il va falloir vous équiper de :

On va suivre ce plan.

Ah non, ça c’est mon cours de demain !!!

capteur de particules

D’abord, j’ai testé pour vous :

Capteur de particules

Ensuite, on fait un petit schéma de ce qu’on veut.

Capteur de particules

Enfin, on positionne nos composants, nos fils et on soude. On vérifie bien que le condensateur est dans le bon sens, puis on ajuste la plaque sur le nodemcu.

Capteur de particules Capteur de particules

Le nodemcu de notre capteur de particules

On va s’occuper de lui maintenant. On va lui mettre espeasy mais pas tout à fait le même que la dernière fois. Cette fois, nous allons télécharger la version 2.0 que vous trouverez ici.

On fait comme la dernière fois, on dézippe, puis on clique sur flash. Vous allez choisir la dev12-test 4096 dans la liste déroulante. Attention, il faut bien prendre la version « test » sinon notre capteur ne sera pas reconnu. Et pour le 4096, c’est la mémoire de notre nodemcu.

Capteur de particules

Et hop on, flashe.

Enfin, la suite, vous la connaissez. On retourne sur le SSID ESP_EASY_0 créé, (si pass demandé c’est toujours configesp) on va sur 192.168.4.1, on renseigne notre ssid, et notre mot de passe wifi. Ensuite, on fixe l’ip de notre nodemxu dans notre routeur. Puis on se reconnecte sur la nouvelle ip afin de finir de le configurer.

Tout d’abord, sur la page de configuration, on renseigne IP (jeedom), et port (8281) du controlleur, et notre publish template (vous trouvez toutes ces informations dans la page de configuration du plugin EspEasy)

Capteur de particules

Dans Devices, on edit le 1, et on choisit notre capteur : Dust Sensor PMx003.

Bon, là, le plan était fait pour un WEMOS, donc on change juste l’ordre des GPIOs pour que ce soit 13 – 14 – 12.

Alors, si vous cliquez sur submit, vous devez avoir vos infos qui remontent.

Dans Jeedom :

Et bien, nous faisons comme d’habitude. On va sur le plugin, EspEasy, on dit merci Lunarok (non pas J&M), et on passe en mode inclusion, et votre node apparait. C’est pas beau la domotique ? Votre capteur de particules est maintenant opérationnel. Vous avez désormais, vos PM1.0, PM2.5, PM10.0 qui remontent dans votre jeedom.

Et intégré dans un petit boitier fait par le Doc, ça donne ça…capteur de particules

Vous pouvez alors faire fonctionner votre assainisseur d’air, ou attendre un prochain article pour voir comment les faire baisser. Je vous souhaite un bon bricolage à tous…



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Infos de l'auteur

Je m'appelle Mathieu, j'ai 35 ans, et je vis à Limoges. Je suis prof d'EPS, et passionné de domotique. Amateur de DIY et de bricolage, j'aime aussi la cuisine, le bon vin.

5 commentaires

  1. Pingback: Notre Veille : Capteur de particules PM2.5 à base de NodeMCU, fabrication -

  2. Salut,

    Je vais dire à madame, que c’est de votre faute si j’achète plein de truc pas indispensable. LOL
    Bon en même temps je vais refaire la réserve de wemos mini, car elle baisse a vue d’œil, je me demande bien pourquoi ?

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