Raspberry Pi – Les multiples utilisations – Part1 (Introduction)
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Alors cet article sera simple, il a pour but d’initier une série d’articles spécifique à l’usage d’un Raspberry Pi dans un domicile.

Le Raspberry Pi

Qui n’a jamais entendu parler de lui ? Ce produit pourtant si brut de décoffrage a trouvé sa place dans de nombreux foyers.  Ce petit ordinateur de la taille d’une carte de crédit a vu le jour en février 2012.

Raspberry Pi

Sympa, le design ! Alors en fait non, il faut savoir (je vous entends déjà dire « On le sait déjà »), que Raspberry en Anglais veut dire « Framboise ». D’où le logo de la marque qui est :

 

Raspberry Pi

Bon ben j’étais pas si loin avec mon image précédente.

Autant je suis convaincu que nombreux d’entre vous n’ont pas appris que Rapsberry Pi voulait dire framboise. Autant je pense que même parmi les geeks peu se sont demandés qui avait créé le Raspberry Pi. Alors voici une photo de lui :

Raspberry Pi

Eh oui votre serviteur en personne

 

« NONNNN, pas possible c’est toi vraiment ? »

Bon en fait non c’est pas moi mais lui :

Raspberry Pi

Il s’agit de David Braben. C’est un développeur de jeu vidéo Britannique, et c’est donc lui qui a conçu le premier Raspberry Pi. L’idée initiale était de faire découvrir les joies de la programmation (son métier donc) au plus grand nombre en proposant une plateforme très abordable.

Et je pense qu’il a réussi son pari, car grâce à lui de nombreuses personnes sont passées de ça :

 

Raspberry Pi

A ça :

Raspberry Pi

 

En effet de nombreuses personnes grâce au Rasberry Pi se sont prêtées au jeu de la découverte de Linux, de la programmation etc…. Et il faut se l’avouer c’est toujours la classe de voir un usage en pratique et de se dire :

« C’est moi qui l’ai mis en place »

(bon on sait tous qu’il a juste mis des fichiers dans une SD, mais bon chut il est content)

Plusieurs modèles

La famille des Raspberry Pi commence à être relativement grande :

  • Le modèle A (premier raspberry)
  • Le modèle A+ (version peu connue)
  • Ensuite le modèle B (2 ports USB au lieu de 1, port ethernet, une révision 2 apportera 512 Mo de ram au lieu de 256)
  • Le modèle B+ (4 ports USB au lieu de 2)
  • Le modèle 2 (4 coeurs 900Mhz et 1go de ram)
  • En petit dernier le modèle 3 (4 coeurs 1200Mhz 64bits, 1go de ram, wifi et bluetooth)

Raspberry Pi

  • Et pour finir le modèle zéro : connectique minimale (processeur 1Ghz 512 Mo de ram, pas d’ethernet) affiché à 5$

Raspberry Pi

Aujourd’hui, seuls les Pi 3 et le Pi zero sont encore en productions. Mais en toute logique le Pi 3 devrait être très bientôt remplacé par un Pi 4.

 



 

Et on peut faire quoi avec ?

Alors on peut faire un tas de choses avec un Raspberry. Korben a déjà sorti un article contenant des liens vers des idées plus ou moins farfelues (ICI). Je vais donc plutôt vous présenter vaguement les usages que j’en ai fait ou que j’en fais actuellement (Je vais me contenter d’un listing plutôt simple, puisque chaque usage que j’en fais aura un article dédié):

Une box domotique :

Raspberry Pi

Et oui, si on se replonge dans le passé, la première box Jeedom était un Raspberry B+. Alors certes elle manquait de puissance, mais aujourd’hui avec un Pi 3 on a une carte suffisamment puissante pour découvrir Jeedom.

  • Récupérer l’image ICI (dans le dossier « Images » et prendre le fichier qui s’appelle RaspberryPiXXXXXXXXX)
  • Graver l’image sur une Micro SD
  • Mettre la micro SD dans le Pi
  • Brancher le PI

L’installation de Jeedom se fait directement (vous pouvez suivre l’avancé directement sur un navigateur web avec l’adresse du Raspberry). Une fois finie, vous pourrez vous connecter à Jeedom

 

Un média center :

Sans aucun doute l’usage le plus courant du Raspberry. Et oui car effectivement un simple Pi peut vous faire passer de ça :

Raspberry Pi

A ça :

Raspberry Pi

 

NOOON tu déconnes ?

Non non une fois votre Pi installé sous votre TV, ça sonnera à votre porte (entre 10 et 15 minutes après le branchement du Pi):

Raspberry Pi

BONJOUR, c’est ici le marouflage de la salle de cinéma

Il y a plusieurs façon de faire pour transformer votre Pi en centre multimédia, pour moi la plus simple est d’installer OpenElec (donc Kodi) :

  • Récupérer l’image ICI
  • Graver l’image sur une Micro SD
  • Mettre la micro SD dans le Pi
  • Brancher le PI sur la TV avec un câble HDMI
  • Brancher le PI

Et voilà plus qu’à attendre que ça sonne à la porte.

Une Squeezebox :

Je ne vais pas rentrer dans le détail (pour les raisons évoquées plus haut). Mais tout d’abord c’est quoi une Squeezebox.

C’est simplement une gamme de produit sortie par Logitech qui serait comparable à ce que fait Sonos aujourd’hui. Les Squeezeboxs ne sont plus commercialisées aujourd’hui (malheureusement Logitech avec son idée de génie est juste arrivée un peu trop tôt – 2001 ). Mais le gros avantage c’est que l’ensemble du code source a été libéré par Logitech. Il y a donc aujourd’hui une communauté grandissante autour des Squeezebox. Si bien qu’il est possible aujourd’hui de transformer quasi n’importe quoi en Squeezebox (Tablette, téléphone, Raspberry Pi etccc). Vous l’aurez compris je suis fan des Squeezeboxs (l’article dédié à cet usage sera conséquent).

Raspberry Pi

Il y a plusieurs façon de faire pour transformer votre Pi en Squeezebox, pour moi la plus simple est d’utiliser Max2Play :

  • Récupérer l’image ICI
  • Graver l’image sur une Micro SD
  • Mettre la micro SD dans le Pi
  • Brancher le PI

Voilà vous avez une Squeezebox 😉

Une antenne BLEA :

Il est aussi possible avec un Raspberry Pi 3 de créer une antenne bluetooth pour BLEA (Lire l’article BLEA Part 1). Je ne vais volontairement pas donner plus de détails ici, puisque l’article BLEA PART 2 arrive très très bientôt.

Raspberry Pi

Un terrier de lapin :

Lapin ?

Raspberry Pi

Non je parle ici du Nabaztag :

Raspberry Pi

Vous connaissez sans doute tous le Nabaztag et le Karotz. Ces deux lapins ont malheureusement été abandonnés. Alors le deuxième dispose d’un firmware de remplacement permettant de le rendre utilisable dans nos systèmes domotiques et en local (sans cloud). Le premier dispose maintenant de serveurs alternatifs permettant de continuer à l’utiliser (malheureusement toujours cloud). La solution est donc d’héberger soit même le serveur. Et vous l’aurez deviné, un Raspberry Pi peut accomplir ce rôle.

Pour accomplir ceci je vous invite à lire le tuto présent ICI

 

Une console de jeu :

Raspberry Pi

Mario, Sonic, Street Fighter, Zelda etc…. Oui tous ces jeux vous rappellent des souvenirs. Il faut donc savoir qu’un Raspberry Pi peut se transformer en multi consoles, pour redécouvrir l’ensemble des jeux de notre jeunesse. On pourra même finir des jeux qu’on a jamais pu finir auparavant, car on bénéficiera de « sauvegardes » (purée qu’elle belle invention). Oui à l’époque on laissait la console allumée la nuit pour pas perdre sa progression. Et au réveil Maman disait : « J’ai éteins la console tu avais oublié de le faire »

Raspberry Pi

On pourra même bénéficier de retour arrière pour revenir quelques secondes avant cette mort débile.

Bref c’est génial et tout cela est faisable avec RecalBox

 

Conclusion :

Vous l’aurez compris, le Raspberry Pi est un outil aux usages multiples. Des nouvelles utilisations sortent chaque jour. Personnellement j’adore ce jouet (oui car on peut appeler ça un jouet). Alors je sais certains d’entre vous restent sur leur faim après la lecture de cette article. Mais j’étais dans l’obligation de faire une introduction pour attaquer une série d’articles que j’ai en tête depuis longtemps à savoir « Un usage détaillé du Raspberry Pi ». Chaque usage dont je fais mention ici aura son propre article. Bien évidemment je réserve aussi des usages surprises (écran, miroir, babyphone etc…). Hésitez pas à commenter et donner un de vos usages « original » du Raspberry Pi.

 

Vous pouvez retrouver les Raspberry Pi3 chez Gearbest en version fabriqués en Angleterre ICI (38€) ou en version fabriqués en Chine ICI (35€) (les deux versions sont identiques)

 

Vous pouvez retrouver l’ensemble des Pi 3 en pack ou non sur Amazon ICI

 

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Infos de l'auteur

Je m’appelle Ludovic Sarakha j’ai 32 ans et je suis habitant de Clermont-Ferrand. Concernant les études il faut savoir que bien que j’ai travaillé dans l’informatique (SSII internationale) et maintenant dans la domotique, j’ai un doctorat de Chimie des matériaux. Je suis un autodidacte passioné d'informatique, de domotique et de tout ce qui tourne autour des objets connectés

24 commentaires

  1. Pingback: Octoprint ou comment rendre votre imprimante 3D connectée - La Domotique de Sarakha63

  2. Salut,

    Merci pour cette série d’articles à venir !!! Perso j’utilise des RPI depuis un moment déjà pour Jeedom (RPI3), RasPlex (RPI3), 4 squeezbox (RPI B+ & RPI2)…

    – Concernant La partie Squeezbox (Max2Play) je serai hyper intéressé si tu pouvais abordé la partie Google Music All Access car j’ai essayé, en vain, d’installer le plugin mais rien à faire il veut pas se lancer donc impossible de renseigner mes identifiants… et donc de s’en servir…
    – Concernant la partie MediaCenter, actuellement sur RasPlex, non compatible pour une antenne BLEA, j’aimerais m’orienter vers « autrechose » mais en rajoutant quelques fonctionnalité :
    – Conserver un accès à Plex car toute ma vidéothèque est géré par un serveur Plex et j’ai un Pass à Vie (200€ tout de même que j’aimerais continuer à utiliser…)
    – Rajouter un tuner USB et diffusion sur le réseau des chaines, je voulais le faire depuis mon syno mais faut avouer que le support des tuners n’est plus assuré depuis longtemps donc je suis bloqué…
    – un pilotage depuis cette petite zapette serait un must : http://www.gearbest.com/smart-home-controls/pp_257680.html?wid=21

    Je suis impatient de lire tes futurs articles !!!

  3. Bonjour,
    Utilisation d’un pi pour piloter une imprimante 3D a distance avec octoprint installé sur jessie
    Utilisation d’un pi comme webcam IP (intègre ds octoprint d ailleurs pour faire du timelapse sur ses impressions 3D qd les enfants grandissent et qu on n a rien d autres a babyphoner….)

  4. Je suis fortement intéressé par ton futur article squeezebox mais sur un pi0 si possible.
    Ainsi on pourra envisager un lecteur enceinte wifi autour d’un petit écran… Idéalement un écran de 3,5″ tactile et connectable ou intégrable à nos box domotique.

      • Heuuu si tu veux, mais attention le pi0 n’a pas de sortie audio jack direct…
        Par HDMI oui, sinon faut mettre un Shield audio ou fabriquer un p’tit circuit adaptateur audio avec condensateurs et résistances.

        Je me dis juste que l’intégration de ce pi0 avec des enceintes serait une bonne base de départ pour une enceinte connectée wifi autonome genre sonos, Denon heos, Bose soundlink, après un écran en guise d’interface visuelle et tactile serait beaucoup plus cool mais ne doit pas être une obligation.

  5. si tu utilises un chromecast faut passer par un switch HDMI (ou ampli home cinéma) et le HDMI kit vendu par lightberry (ou un équivalent DIY moins onéreux). Ce système te permettra d’utiliser le lightberry avec toutes les sources HDMI

  6. tu peux faire un systeme multisources avec quelques equipement supplémentaire afin d’analyser l’image qui passe par ton cable HDMI connecté à la télé. Après si c’est via une smart TV là je sais pas trop.

  7. Pour ma part j’ai :
    – un raspberry 3 avec jeedom
    – un qui me fait ambilight sur le télé avec lightberry
    – un qui sert de media center/nas/retrogaming
    – un quatrième en projet pour une installation rhuneaudio (à base de récup d’enceintes dans un beau boitier DIY avec un écran tactile, dac et ampli).
    – Le jour où j’aurai plus de place pour bricoler je me lancerai dans la borne d’arcade.

    Le gros avantage du pi est son prix et la communauté de développeurs qui travaillent dessus. Sans grande connaissance de Linux et avec une petite dose de bricolage on peut vraiment faire des trucs sympa.

  8. C’est vrai qu’on peut en faire des choses avec des framboises 😉

    Par contre, niveau Media Center, j’aurais plutôt mis le lien vers LibreELEC et non OpenELEC. LibreELEC est un fork d’OpenELEC bien plus vivant ces derniers mois, vu qu’il est en fait constitué de la majeure partie des développeurs d’OpenELEC qui étaient en désaccord avec les orientations prises par le projet.

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